La vérité sur le Sèche-cheveux Supersonic de Dyson

Après 4 mois d’utilisation, je vous livre mon avis sur cet objet fascinant.

La curiosité n’est pas un vilain défaut si elle est employée à bon escient. C’est elle qui m’a amenée à acquérir cet objet qui a tant fait parler de lui. Rien de ce que j’ai lu ou vu sur la toile ne m’a convaincue de ses prouesses. Quant à son prix, 399€, il m’a d’abord laissée perplexe, puis, sur la paille. Quelle audace ! Pensais-je, un vulgaire objet du quotidien élevé au rang de produit de luxe, c’était sans précédent. Jamais un sèche-cheveux n’avait figuré sur ma wishlist ! Pour moi c’était plutôt une corvée d’acheter un sèche-cheveux lorsque le mien tombait en panne. Aucun ne me faisait rêver, il fallait juste qu’il fasse le job, qu’il allie puissance et chaleur suffisantes pour lisser ma tignasse. Quoiqu’il en soit, j’ai laissé le soin à autrui d’essuyer les plâtres pendant un an avant de m’offrir une éventuelle déception au prix d’un RSA. Quatre mois après, voici ce qu’il en est. Je vous épargne évidemment les aspects technologiques, pour en savoir plus sur le moteur, la puissance et tout le génie qui le compose, je vous propose de vous rendre sur le site de Dyson.

Les points positifs

Le choix du coloris

Aussi loin que je me souvienne, jamais, je n’ai eu le choix de la couleur. Les modèles proposés étaient noirs ou chromés, parfois les deux, ou gris. Dyson se différencie d’entrée de jeu en proposant différentes combinaisons. Le coloris le plus répandu était le gris avec une touche de fuchsia, modèle de la pub et en démo, comme j’ai pu le voir à la FNAC ou chez SEPHORA. Le blanc était aussi de la partie ainsi que le gris et rouge. Ce dernier avait été proposé en coffret avec la boîte de rangement à l’occasion de la fête des mères, 6 mois auparavant. N’ayant pas de préférence, j’ai donc opté pour le gris et rouge car j’étais ravie d’avoir la boîte et quelques accessoires supplémentaires pour le même prix. Un tel objet se devait d’avoir une boîte adéquate et pourquoi pas assortie. Il est accompagné de 3 embouts : un pour sécher, un pour lisser et un pour diffuser en séchant au naturel. Il y a également un tapis antidérapant et une attache, dont je n’ai pas saisi l’utilité.

Le diffuseur ne rentre pas dans la boîte, je le range à part, il ne m’est pas utile.

Le souffle

Le premier argument de Dyson, qui est aussi le propre de la marque, c’est la puissance du souffle. Celle-ci est en effet indéniable. Dès l’allumage, j’ai vu derrière moi, par le reflet du miroir, divers objets s’agiter légèrement. Le souffle peut atteindre des objets à plus d’1,50m. Ce n’est pas le but de l’utilisation mais cela démontre que le séchage est plus rapide. En effet, le gain de temps est considérable puisqu’il me faut 25 minutes pour obtenir un brushing (voir plus bas) avec le Dyson contre une quarantaine avec le sèche-cheveux GHD.

Le poids

630g. Un petit peu plus qu’un demi kilo. Soit 3 fois rien. Si tant est que rien pèse 210g. Je ne me rendais pas compte qu’un tel poids pour un sèche-cheveux pouvais avoir un impact considérable sur les bras. J’ai toujours eu mal au bras en fin de brushing, comme si j’avais fait une petite session de gym. Or, là avec le Dyson, je ne ressens rien. J’ai même l’impression ne pas avoir fini. Ce n’est pas évident à expliquer. Mes bras ont encore des ressources pour les finitions ce qui me permet de travailler ma coiffure jusqu’à ce qu’elle soit au top même si je dois me coucher juste après. De plus, le fait que le moteur se trouve dans le manche, cela permet une meilleure répartition du poids ce qui est plus confortable pour le poignet. Le poids et la taille du Supersonic de Dyson se rapprochent des formats voyage. Je l’ai transporté dans sa boîte uniquement pour le moment mais je n’hésiterais pas à le glisser dans un dust bag puis un cabas si besoin. Je l’estime assez solide pour supporter un voyage dans ces conditions.

Le bruit

Le bruit est un vrai sujet. Pendant une session de brushing, il contribue à nous fatiguer. Petite précision : je parle de brushing car je ne me contente pas de sécher mes cheveux, je les sèche en les lissant avec une brosse, donc mes 2 mains travaillent intensément. C’est ce qui explique que je suis épuisée ensuite. Enfin, que j’étais épuisée, c’était avant. Avant le sèche-cheveux Supersonic de Dyson dont le bruit effraie moins ma fille, elle ne part plus se cacher en courant mais surtout, je peux m’en servir pendant qu’elle dort. Cela ne la réveille pas. Si la porte de la SDB et de sa chambre sont fermées, le bruit est léger. Ce n’est pas le même bruit qu’un sèche-cheveux classique, c’est vraiment un bruit high-tech. Il ne ressemble pas à un affreux bruit d’aspirateur (audible sur mon post Instagram). Et lorsqu’on l’éteint, il s’arrête net, un peu comme les armes silencieuses, au cinéma.

La technologie

J’englobe dans ce point positif, tout ce qui a un impact sur le résultat du brushing mais qui est trop spécifique à développer (pas forcément intéressant pour nous) et qui se trouve déjà sur le site de la marque. Il y a d’abord le fait que les cheveux, je ne sais par quel miracle high-tech, ne s’emmêlent plus dans la brosse, finis les noeuds douloureux à défaire et qui allongent la durée de l’exécution du brushing. Mes cheveux sont pourtant très secs et cassants, ils glissent sur la brosse. Ils ne sont pas non plus électriques. Par ailleurs, quand on sait que la température du Supersonic n’est « que » de 100 degrés Celsius et que le résultat est, malgré tout, tout à fait convenable, on en vient à se demander quel mal prend les fabricants de proposer des appareils qui soufflent une chaleur de plus de 200 degrés Celsius.

Les points négatifs

Le résultat

Comme en témoigne la photo, plus bas, le résultat n’est pas totalement lisse. Les racines sont bien lissées puisque la chaleur est supportable, je peux les travailler un peu plus. En revanche, j’ai beau repasser sur les longueurs, elles ne se lissent pas plus. Cependant, je n’exclus pas l’idée qu’un professionnel soit capable de lisser totalement une chevelure avec le Supersonic. Il faut aussi préciser que Dyson ne fait aucune promesse sur le résultat. La marque argumente sur la diminution de la casse du cheveux mais pas sur un lissage parfait. Ma déception sur ce point est moindre puisque j’ai toujours, même à la sortie du Salon de coiffure, passé le lisseur GHD afin d’obtenir un lissage parfait.

Les différents niveaux de chaleur et puissance

Comme sur tous les sèche-cheveux que j’ai eus, je les trouve inutiles. J’utilise toujours le sèche-cheveux à pleine puissance. Ils sont peut-être utiles pour les personnes qui sèchent leurs cheveux sans les mettre en forme. Je ne vois pas ce qu’un souffle léger et froid peut apporter dans un contexte de coiffure. D’autant plus qu’il est déconseillé de changer brutalement de température, cela ne fixe pas du tout la coiffure, pour cela il faut utiliser de la laque.

Le prix

C’est forcément un point négatif. La vendeuse m’a expliqué que chez Dyson, il n’y a que des ingénieurs, pas de pro de la coiffure, c’est peut-être ce qui explique le résultat décevant. Malgré tout, il s’est extrêmement bien vendu puisqu’ils ont lancé le Air Wrap qui se vend aussi très bien mais qui pour le coup ne me séduit pas du tout.

En conclusion

En toute honnêteté, je dirais que le sèche-cheveux Dyson n’est pas indispensable mais il me facilite grandement la vie. Je gagne du temps et j »économise mon énergie. J’entame chaque brushing avec enthousiasme, je ne vois plus ma route capillaire comme une pénible corvée. C’est un super joujou de luxe !

Si vous avez une tignasse récalcitrante et 400 balles alors foncez.

Ci-dessous de gauche à droite : le brushing effectué avec le sèche-cheveux Supersonic de Dyson, ensuite j’ai appliqué le sérum Phytolisse de Phyto et la crème Caméline, Botanicals de L’oréal et enfin, j’ai lissé avec le styler GHD Eclipse.